Walter Seitter
Art de l’histoire. art de la guerre, art de la paix
L’art – qu’est ce que c‘est? Walter Seitter divise ce concept en trois catégories: la plus récente se réfère aux arts de l’art, ou arts de création d’apparitions, comme la peinture, la musique etc. La deuxième catégorie est constituée des arts des spécialistes, comme l’art de la guerre ou l’art de l’Etat. L’art le plus vieux est l’art de vivre. La notion de techné tou biou implique plus que seulement le souci de la propre existence, mais la techné grècque a toujours comporté le savoir, le pouvoir et l’action,il s’agit donc d‘une conception de l’art »intégrale« qui s’est diversifiée pendant le temps des Lumières. Rendre à l’art de vivre la position qu’il mérite a été une préoccupation dominante de Foucault, et c’est ainsi qu’il voulait également reconquérir le champ (de bataille) des arts, déjà cru perdu. Le discours du pouvoir était au centre de son intérêt, et cette question du pouvoir et de l’autodétermination humaine touche évidemment le champ de la morale et de l‘éthique. Selon Walter Seitter, l’art de la guerre évoque un intérêt également épistemologique et morale chez Foucault, puisque les structures du pouvoir ne se révèlent jamais aussi clairement que dans le temps de conflit.
Mais le philosophe s’est aussi intéressé à l’art dans le sens moderne. Ici, l’art de vivre se dépasse soi-même, et l’autodétermination de l’artiste n’est pas un auto-épanouissement, mais il se fonde sur une autre nécessité, écrit Walter Seitter. Pour lui, cette nécessité est chose, une chose qu’il lie étroitement à la personne et à l’oeuvre de Pierre Klossowski. Mais dans ce sens intuitif-littéraire, Foucault aussi est un artiste, et son art est celui de la philosophie de l’histoire.
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